Définition IASP
Initialement décrite par Verneuil en 1836 et issue du grec stoma (bouche) et odyne (douleur), cette pathologie était alors décrite comme psychogène. Elle est aujourd'hui reconnue comme une entité clinique à part entière — source importante d'errance diagnostique avec en moyenne 2 ans entre les premiers symptômes et le diagnostic.
Primaire — examen clinique normal (Burning Mouth Syndrome)
Secondaire — examen clinique anormal, avec lésion identifiable
Prévalence
L'apparition avant 30 ans reste exceptionnelle.
Clinique & symptômes
Symptomatologie à type de brûlures, de la simple gêne jusqu'aux douleurs intenses. Principalement localisées au niveau de la langue, mais toute la cavité buccale peut être atteinte. L'examen clinique ne retrouve aucune lésion identifiable — c'est le critère diagnostique principal.
- Dysgueusie — altération du goût, principalement pour les aliments acides ou pimentés
- Xérostomie — sensation de sécheresse buccale
- Examen de la muqueuse linguale normal, aucun trouble observable de la sécrétion salivaire
Rythmicité — signe clé
La rythmicité des douleurs est spécifique et diagnostique — elle permet de distinguer la stomatodynie primaire des formes secondaires :
Aggravées par les aliments chauds, épicés et acides.
Physiopathologie
Ces douleurs résultent d'une altération de la nociception sans altération des fibres sensitives périphériques ou centrales — on parle donc de douleur nociplastique.
Il existe une rupture de l'équilibre entre les mécanismes facilitateurs et inhibiteurs de la douleur. La présence d'une hyperalgésie au chaud suggère un mécanisme facilitateur prépondérant.
Diagnostics différentiels — éliminer une stomatodynie secondaire
Traitements
- Anesthésiques locaux
- Capsaïcine topique
- Clonazépam (bain de bouche)
- Substituts salivaires (xérostomie)
- Antidépresseurs
- Antiépileptiques
- PhotoBioModulation
- rTMS
- Thérapie Cognitivo-Comportementale